mercredi 25 février 2009

Je le revendique : je suis un joueur de tournoi !

Dans un article précédent, je vous faisais part de ma passion pour le jeu « Qui est-ce ? », un jeu qui, loin d’être seulement destiné aux plus jeunes, me fut en réalité essentiel pour m’aider à dresser le profil de mes adversaires, et à discerner leur style de jeu.

Le profil des adversaires auxquels on fait face à la table est un élément nécessaire… Mais je pense qu’il est encore plus important de se connaître soi-même, d’identifier ses propres qualités et défauts.

Le poker comprend un vaste panel de disciplines différentes : le Omaha, le Texas Hold’em, le Stud, et j’en passe. Chacune de ces disciplines peut être joué de plusieurs manières différentes : en Limit, en No Limit, en Pot-Limit… Et chacune de ces façons de jouer se décline dans différents formats de jeu : cash-game, tournoi à une table, tournoi multi-tables…

Un bon joueur se doit de connaître l’ensemble des jeux et formats qui composent le poker. Non pas dans le but de devenir un expert à chacun de ces jeux (une tâche sans doute impossible, sauf pour quelques rares génies), mais plus modestement pour être en mesure de déterminer quel jeu, et quel format convient le mieux à votre profil et à votre personnalité.

Apprenez à calculer votre edge

En ce qui me concerne, j’ai progressivement réalisé au cours de ma carrière à quel point mon edge (mon avantage) était supérieur en tournoi. J’ai réalisé que mon esprit faisait plus part à la logique, à la stratégie et à la psychologie, plutôt qu’à la rigueur, l’analyse statistique et les mathématiques.

Le cœur à ses raisons que la raison ignore… C’est en suivant l’un de mes adages favoris que j’évalue mon edge. Au poker, il faut écouter votre cœur… quand il bat la mesure au rythme des cartes, quand il frémit dans la victoire, mais aussi dans la défaite. Ecoutez, et vous découvrirez les choses qui accélèrent vos battements. Est-ce la peur, ou plutôt le défi ? Le déterminisme, ou la combativité ? Le calcul, ou la stratégie ?

La raison vous permettra de mettre un peu de cohérence dans tout ça, mais le vrai secret (si secret il y a !), c’est avant tout dans le cœur qu’il réside. Qu’est-ce que vous aimez le plus au poker ? Pour calculer votre edge, faites l’exercice…

En ce qui me concerne :

- J’aime relancer under the gun avec des suited connectors
- J’aime flat-call ma paire d’As, en anticipant un squeeze derrière moi
- J’aime profiter d’un adversaire ayant peur de sortir d’un tournoi à la bulle
- J’aime sur-relancer les voleurs de blindes
- J’aime changer de vitesse selon la hauteur des blindes
- J’aime jouer de mon image
- J’aime mettre la pression sur les gros tapis
- J’aime gambler quand j’ai un gros tapis
- J’aime voir la salle du tournoi se vider petit à petit

Pour toutes ces raisons, je le revendique : je suis un joueur de tournoi !

Passion et compétition

Au poker, j’ai besoin d’un enjeu autre que l’argent : je suis un compétiteur avant tout ! Chez moi, comme chez la plupart de mes amis du Team Winamax, ce goût de la compétition n’est pas arrivé en même temps que le poker, mais bien avant. La compétition est un moteur qui guide mes pas depuis tout petit, qui me permet de vivre (de) mes passions et de mes rêves.

Ma première passion fut le football, où j’ai débuté au poste de défenseur. Les expressions « tenir son homme », « revenir défendre », « le sacrifice pour l’équipe », « collectif, collectif » sont des vertus essentielles pour devenir un bon joueur de défense. Même si le défenseur a la possibilité d’exister sans forcément se sacrifier, j’avais trop souvent le sentiment que je travaillais dans l’ombre, que j’étais là pour permettre aux attaquants de s’amuser. Cela me manquait de ne pouvoir tenter un petit pont, de devoir resté cantonné au marquage d’un attaquant lent, sans pouvoir monter plus haut. Comme ils ont l’air de s’amuser balle au pied, les Messi ou les Ronaldinho… à tel point qu’ils n’en deviennent que meilleurs !

J’ai commencé le football en tant que défenseur, au même titre que j’ai débuté le poker en cash-game. Le poste défensif au football et le cash-game au poker ont ceci en commun qu’ils privilégient les valeurs de rigueur, de discipline et de discrétion.

En devenant attaquant, et compte tenu de l’expérience que j’avais acquise en tant que défenseur, j’ai pu développer ma passion du football de la même manière que j’ai pu développer un poker solide post-flop en tournoi, parce que j’avais eu la chance d’acquérir une vraie expérience en cash-game.
C’est tout simple : comme dans toute passion, plus on s’amuse, plus les résultats sont bons... Et plus les résultats sont bons, plus on s’amuse !

Tournoi vs Cash Game

J’entends souvent dire, de la part d’autres joueurs, ou sur les forums internet, que le cash-game, c’est la sécurité, par opposition aux tournois qui sont des loteries.

Or, je pense sincèrement qu’en jouant un gros volume de tournois en ligne, et en participant à un maximum d’épreuves live (selon votre budget), les risques de faillite pour un bon joueur sont extrêmement faibles, et le rendement potentiellement très intéressant.

Quand un joueur devient professionnel, il recherche avant tout la sécurité. Et il y a obligation de résultat ! La condition sine qua non pour y parvenir est un rigoureux « money managment ». Une mixture de discipline, de gestion, de contrôle de ses émotions, dont les contours se définissent par les besoins de chacun en termes d’ambition, et la peur de finir broke.

S’il est incontestable que la variance est plus élevée en tournoi qu’en cash-game, mais à mon sens, la sécurité tant convoité est une caractéristique que l’on retrouve plus dans les tournois.

En effet, dès l’instant où vous choisissez votre tournoi en fonction d’un budget déterminé, vous savez exactement combien vous allez dépenser. En cash-game, on ne peut pas prévoir de quoi demain sera fait. Beaucoup de joueurs pourront témoigner du fait qu’on peut se « broke » après une seule partie ou session.
Personnellement, je n’ai jamais été broke depuis que j’ai commencé à jouer au poker, et sincèrement, je ne vous cache rien en vous avouant que je n’ai nullement l’envie de l’être un jour !
Qu’on ne se méprenne pas… J’admire tout particulièrement ces joueurs de cash-game qui font preuve d’une rigueur exemplaire et d’un mental d’acier. Des joueurs ultra-doués comme Johny001, xxTallxx ou SirCuts m’impressionneront toujours. A l’heure où la théorie est révélée au monde, à l’heure où des logiciels ultra-performants font les calculs à notre place, cela demande une forme de génie, d’intelligence supérieure pour être un joueur gagnant au plus grosses tables de cash-game en ligne.

En ce qui me concerne, suite à une année 2007 entièrement consacrée aux tournois, j’ai voulu me lancer un nouveau challenge durant la seconde partie de 2008 en reprenant le cash-game. Sauf que cette fois, j’allais jouer en Pot-Limit Omaha.

Après avoir gagné pendant six mois consécutifs, j’ai connu un mois de janvier 2009 des plus troubles, au cours duquel j’ai perdu 75% de mes gains. J’ai réalisé à quel point la variance peut-être terrible en PLO. J’ai réalisé l’importance d’un money managment rigoureux et approprié.
J’ai dès lors pris la résolution de conserver les tournois multi-tables comme activité principale, tout en adoptant une gestion en cash-game inspirée de Phil Ivey. Ce dernier suit religieusement une règle consistant à quitter la table dès qu’il a perdu deux caves, tout en restant plus longtemps quand les choses se passent bien.

Je vous tiendrai au courant des résultats obtenus avec cette nouvelle approche des jeux à forte variance...

Je conclurai en précisant que je n’ai nullement essayé de vous convaincre dans ce blog de la supériorité des tournois pas rapport aux cash-games. Mon but était avant tout de vous inciter à rechercher votre edge, de trouver le style de jeu qui correspond le mieux à votre profil. Ne vous contentez pas de votre intellect. Ecoutez également votre cœur, et la passion qui est en vous ! Sans eux, le poker deviendrait un travail comme les autres…

mardi 25 novembre 2008

Je dois me perfectionner à « Qui est-ce ?!!! .. »

Je dois me perfectionner à « Qui est-ce ?!!! .. »

A Amsterdam, j'ai tenté d'expliquer à certains membres du team (Arnaud, Talixx, Jonnhy,..) ainsi qu'à Benjo, le edge qu'on peut avoir au jeu 'Qui Est-ce'.
Ce jeu de société qui consiste à deviner le personnage de l'autre parmi 40 personnages différents (femmes, hommes, moustachus, blonds, chapeaux, ...) en posant 1 question, chacun à son tour, la plus stratégique possible.
Je conseille ce jeu à tous les joueurs de poker, ce jeu nous permet de travailler la gestion du risque, la psychologie de l'adversaire, et la stratégie

Sur le circuit européen, on retrouve des joueurs réguliers souvent sponsorisés, mais aussi des joueurs qualifiés online ou encore les joueurs locaux.
La plupart du temps, on ne sait donc pas qui se trouve en face de nous, et à partir de ce moment on essaie de répondre à la question suivante : Qui est-ce?

Amsterdam, Masters Classic, Day 3, 8ième tapis (165300 jetons), 37 joueurs restants,
Sorel Mizzi, Freddy Deeb et deux jeunes suédois de qualité : Nikolas Liakos et Daniel Larsson se retrouvent à ma table.
Le niveau est donc de haute qualité, je suis conscient que je dois jouer mon A-Game pour m'en sortir.
Je joue un jeu solide de type 'tight agressive' en position à chaque fois, en essayant de gagner les pots preflop.
Soudain arrive un nouveau joueur de +ou- 40ans d’origine danoise. Directement une question m'interpelle, mais qui est-ce?
J'ai beaucoup de mal à savoir à quel type de joueur je dois faire face. Je le sur relance avec AQ il m'envoie son tapis, je passe.
Il gagne plusieurs pots avec chaque fois des mains de qualité (AA,QQ,88), et en gagne d'autres sans devoir montrer ses cartes.
En 3 tours de tables, il participe à 50% des coups en les gagnant à chaque fois.
Il relance du bouton, je trouve 67cc au BB je décide de payer, flop 3 4 7, je checke-raise allin il me paie avec les Jacks.
Je pense que ce joueur était dans un run incroyable tout simplement, et je n'ai pas réussi à cerner Qui il était vraiment.
Il s'agissait de Jan Sorensen un vétéran du circuit depuis 1995, le futur gagnant de ce tournoi!
Un joueur solide de la vieille école qu'il vaut mieux ne pas aller chercher!
Je termine à une honorable 22ième place.

Namur, Championnat de Belgique, Day 3, 6ième tapis (87300 jetons), 108 joueurs restants,
Je démarre la journée avec un tapis conséquent, je suis en Belgique à domicile entouré d'amis et de supporters.
Je me retrouve à la table de Roger Hairabedian,j’ai joué avec lui qu'une seule fois lors d'un side event à San Remo. Il avait joué relativement tight, de manière conventionnelle pour finalement l'emporter.
En 3 coups, il me sort du tournoi, dont un que j'ai beaucoup de mal à digérer!
Il relance UTG, je me trouve en SB, avec QQ au Small Blind, je le mets sur une range 99+, je décide juste de payer vu la position de sa relance et la perception que j'avais de son jeu.
Flop 6h 8 10h, je checke il mise fort, je paie. Turn 10, je checke, il checke. River 7, je mise la même mise que j'ai payée au flop en guise de "blocking bet" il me paie et me retourne 9h 2h pour une suite.
Roger a relancé UTG avec 9 et 2 de cœur!!!? je l'ai donc très mal lu! Roger me sortira un peu plus tard.
Je termine à une honorable 61ième place.

Jan Sorensen et Roger Hairabedian ont stoppé mon exploration de la lune, en me remettant les pieds sur terre!
Dans les 2 cas, je n'ai pas réussi à cerner qui était en face de moi.
Que ça me serve de leçon!

En tout cas une chose est sure ...

... Je vais devoir me perfectionner à « Qui Est-ce »!

mardi 23 septembre 2008

Compte rendu EPT Barcelone

Compte rendu EPT Barcelone

C’est avec une immense joie et un indescriptible bonheur que je vais tenter de vous délivrer mes impressions à chaud « jour après jour » sur mon parcours à l’EPT de Barcelone.
Vivre un tournoi EPT ou WSOP c’est parcourir un panel très vaste de sentiments, de techniques et de coups. Je vais tenter de partager avec vous ce long combat de 4 jours que j’ai vécu à Barcelone, ces hauts et ces bas (plus de haut que de bas, je dois l’avouer) et les sentiments qui m’ont guidé tout au long de mon parcours.

JOUR 1 :
Après un début de journée difficile, j'ai lutté avec un petit tapis pendant 4level en 'grindant' petit à petit en ne risquant jamais tout mes jetons.
J'ai lutté entre 6000jetons et 15000 toute la journée. Après une pause bouff’ avec d'autres membres de la team (Alexia Portal, Nicolas Levy) et Brice Cornut, j'étais ressourcé et motivé.

Dès ma 1ere main du retour, je relance au hijack 750 avec 10dJd le bouton me sur relance à 2750, cela sentait le reraise classique du bouton en mode 'resteal' j’ai donc suivi
flop Q's99's je check-raise sa mise de 3000 allin en risquant tout mon tapis.. Mais lui aussi risque tout son tournoi ayant un tapis équivalent.
J’ai pas l'habitude de montrer mes bluff's mais là je voulais provoquer l'adversaire parce que je le sentais fébrile.

2 coups + tard je touche 10J denouveau et ce même joueur relance ma blind de 300 à 700, je paie.
Flop Jd8h'd4'd je check il mise 750 et je paie - turn 7'h je check il mise 2000 je paie - river 9x
je reprend la main et je mise 6000, après une mûre réflexion, sans doute affecté par son ego mais aussi influencé par le cinéma que je lui fais je dois bien l'avouer..
Il finit par me payer.

Je commence à enfin runner good, je gagne une succession de coups gagnant en à peine 2tours en touchant une couleur contre une couleur inférieure (dream),
en gagnant un coup où j'ai joué un AK comme si j'avais la pair d'as, à tel point que quand mon adversaire, Brice Cornut a fini par coucher sa paire de 9, lui ai garanti avoir eu AA en étant convaincu moi-même de l'avoir bien eue.

Je suis à 50000 jetons, il ne reste plus que 2niveaux et on revient pour le day2 en position confortable.
J'ai tout d'abord retravaillé mon image à la table en foldant 3tours d'affilés,

Puis arrive un coup clef qui a cassé mon run jusqu'à la fin de la journée.

Sorel Mizzi (Zangbezan sur ps) arrivé depuis 3tours à la table avec un gros tapis relance mon blind de 600 à 1800 en utg+2 ,
à sa droite,au hijack Brice Cornut (qui revient de sa table final du partouche poker tour de Cannes), et par ailleurs chip leader du tournoi avec 70k paie
Au bouton, un joueur 'tight passive', (joueur français qui a réussi à atteindre la final au PPT aussi), avec 15000 de jetons paie aussi.

Je trouve QK au BB, Je ne suis pas un amateur de Squeeze play preflop mais là faut dire que j'ai là une situation parfaite de squeeze
Suite à une action menée par Sorel Mizzi qui est un joueur qui ouvre avec un large éventail de mains, avec des tapis profond c'était le moment d'en profiter.
Je décide donc de sur relancer à 5800 soit 4000 de mieux, les 3joueurs me paient! Il y a presque 25000 dans le pot.

Flop 556 - 1er de parole je mise 12000, Sorel hésite 5bonnes minutes et folde JJ, Brice hésite 2bonnes minutes et folde 88, et le joueur français du bouton me paie de son tapis de 7500 avec AJ.
Au passage, vous apprécierez son paiement avec AJ avant le flop avec tellement d'action preflop, il n'a pas eu peur de se retrouver contre des mains supérieures comme AK-AQ-QQ-KK!
Je perds 10000 jetons avec AQ contre AK, et je termine la journée à 60% du tapis moyen et proche de 25BB avec 19 300 jetons.

JOUR 2 :
Je me retrouve à une table avec des gros tapis et des joueurs expérimentés tel que Robert Mizrahi ou Surrinder Sunnar.
Je me rends vite compte que mon tapis de 19 000 est très faible, et qu'il va falloir prendre mes responsabilités en prenant des risques.
Robert Mizrahi relance au cutoff sur mon blind, je paie avec 10d Qd.. Flop JxKx2d , je checke raise allin et il me paie avec sa double pair KJ.
Turn AS... Je touche une suite et me rapproche du tapis moyen.
A la suite de ce coup de chance, j'ai eu un gros rush de cartes qui a perduré tout au long de la journée et jusqu'à sa clôture.
En changeant de vitesse d'un niveau à un autre, je laissais constamment planer le doute dans la conscience de mes adversaires quant à mon réel style de jeu.
A l'approche de l'argent, j'ai ouvert plus de coups qu'auparavant profitant de la quasi absence de résistance des autres joueurs ...
Le peu de résistance ne se produisait que lorsque j'avais du gros jeu, le parfait timing. Un jour parfait où tout ce qu'on entreprend fonctionne et où les beaux jeux défilent à une vitesse "online" comparable à celle adoptée quand on joue sur 8 tables en même temps.
J'ai clôturé la journée 2 en position de chip leader avec 544 500 jetons et 36 joueurs restant.
Je ne pouvais pas rêver mieux comme journée...

J'avais conscience de l'importance de la journée qui allait suivre ... conscience que ma position de chip leader constituait un solide atout pour enfin atteindre cette table finale qui m'avait échappé d'un rien l'année passée ... et surtout conscience qu'au poker, la seule chose dont on est sûr, c'est qu'on est sûr de rien et qu'il me faudrait donc jouer de manière solide et espérer ne pas connaître de bad beat et/ou perdre trop de coin flip.
Je bois un verre au Casino avec Julien, notre team manager, qui m’a beaucoup aidé à me mettre mentalement au point tout au long du tournoi , avant de rentrer dormir.

JOUR 3 :

Je n'aime pas trop avoir la position de l'animateur à la table, mais avec mon tapis conséquent je me devais d'assumer cette responsabilité.
Il fallait donc que j'anime cette table constituée de plusieurs tapis moyens. Ces tapis présentent l'avantage d'être à la fois trop gros pour que mes adversaires risquent l'intégralité de leurs jetons et à la fois trop petits pour qu'ils s'impliquent réellement dans un coup contre moi.
Lors des 2 premiers niveaux, je relançais donc souvent en volant les blinds; le calcul était simple: je devais en voler 2/3 pour que ce soit rentable, je le faisais donc de manière régulière avec une large gamme de mains. Ma stratégie portait ses fruits et la table m'avouait un respect considérable qui m'a permis de monter à 700 000 jetons.
Tout était beau, très beau ... trop beau peut-être. J'ai commis ma première grosse erreur de la journée, j'ai A7 au BB, le small blind Martin Nielson relance à 20 000 sur ma blind, je regarde furtivement mais certainement son tapis et je l'estime à approximativement 100 000 jetons, je décide dès lors de le sur relancer à tapis 100 000, avant qu'il ne fasse apparaître (comme par enchantement) des jetons cachés dans sa main, il me sur relance de 85 000 jetons!!! Ces jetons dissimulés changent la donne, je n'aurais certainement pas adopté la même stratégie si j'avais eu connaissance de l'existence de ces jetons. Etant commit, je paie, et me retrouve finalement au même tapis qu'au début de la journée.
On apprend de ses erreurs paraît-il, mais il y a certaines erreurs comme celle-là qui vous donne un sacré coup au moral. Je reste malgré tout stoïque et décide de resserrer mon jeu pour éviter de steamer'
On me déplace vers la ‘feature’ table où je rejoins Jason Mercier et Martin Nielson, les premiers supporter font leur apparition, Michel Abecassis et Juliette, Julien et d’autres membres de la team, et Benjo et son invité en commentateurs pour EPTlive .
Je sais que je suis soutenu et je me sens en confiance, mais la table ne présente très peu d’opportunités.
Jason Mercier affiche une maîtrise de la table, en arrachant les coups sans jamais venir au showdown. J’ai tendance à éviter les joueurs dangereux comme lui. Mais, là non, j’ai fait une exception. Je l’ai 3-bet avec 4’c-5’c pour 60% de mon tapis avant qu’il me revienne à tapis. Malgré certes la côte intéressante qui se présentait, j’ai décidé de privilégier ma vie dans le tournoi.
Dans les compétitions internationales, on n’a pas droit à l’erreur. Cette deuxième ‘erreur’ aurait pu être fatale. Heureusement, j’avais pris beaucoup d’avance lors de la journée présente et je parviens à atteindre la table de 9 joueurs en mode survie avec le plus petit tapis.
Nous avons joué 4heures à 9joueurs, les petits tapis se refaisaient tout le temps, et tout les tapis s’étaient inversés. Je ne voulais prendre aucun risque. Je tenais énormément à atteindre la table. Faire le deuil de mon souvenir de l’année passée où j’ai terminé 11ième.
Je gagne 99 contre AQ de Jason Mercier, mais je reste néanmoins shortstack à cause de l’équilibre des tapis. Je trouve le courage de passer 88 et A’d10’d, je me serai retrouvé contre JJ et AJ respectivement.
L’autre petit tapis est au BB lorsque je suis au bouton, les blinds sont énormes, tout le monde passe jusqu’à moi, je sais que je dois pousser le reste de mes jetons avec any 2 cards, car laisser le blind à l’autre short stack présenterait une catastrophe pour moi. Et que mon tapis, certes petit, représente 95% du tapis de mon adversaire, ce qui constitue une décision vitale pour sa survie. Je trouve Q7, et mise mon tapis.
Néanmoins, le BB décide de me payer avec A4. La rencontre de la dame sur le flop tenant jusqu’à la rivière représente un moment émouvant pour moi. L’importance de ce coup à ce moment-là bien précis est énorme, et indépendant de tout contrôle de ma part. La chance à choisi mon camp, et je l’en suis reconnaissant.

LA FINALE

Le scenario de ce tournoi ressemble étrangement au tournoi WSOP où j'ai gagné mon bracelet. Je suis 6ième tapis sur 8 joueurs. Je décide donc de garder la même stratégie que lors des WSOP, je joue très peu de coups en attendant l'élimination de 2,3 joueurs.
Vu la structure des blinds, cette table finale ressemblait beaucoup à un Sit And Go, c'était très stratégique, et cela jouait beaucoup preflop.
Pour sortir indemne de ce genre d'exercice, impossible de s'en sortir sans showdown.
A 6 joueurs, je gagne un coin flip très important AK vs 77.
A 4 joueurs, je sors Daniele Mazzia 1010 vs 99.
Plus que 3 joueurs en course…
Sebastien Ruthenberg relance allin en première position, je découvre A'dQ'd au small blind..
Je sais que si je gagne le coup je me retrouverai dans une position confortable pour gagner le tournoi. En sachant qu'il puisse s'agir d'un coin flip, je décide de le prendre pour aller chercher le titre. Il a une paire de 4.
Et cette fois, rien ne vient m'aider sur le board…
Je ne pense vraiment pas que je doive me plaindre, une troisième place c'est très honorable.
J’ai fait un très bon tournoi malgré 2 grosses erreurs,
J’avais lu quelque part 1 adage sur le poker qui m’a inspiré dans mon travail de progression :
‘ La différence entre un Grand joueur et un Bon joueur, c’est que le Grand n’a pas peur de faire des erreurs’ et que le ‘Grand’ apprend de ses erreurs aussi.
Je suis conscient que le poker marche par phase. Je profite de mon run exceptionnel pour essayer de faire un maximum de résultat … Tant que le fer est chaud …

J'aimerai remercier pour leur soutien :

les membres présents de la team Winamax (Mik22, Mouth , Nico, Ludo, Arnaud, Anthony..) et tous les autres membres de la team. Un special thanks à Julien, Benjo et Regis qui m'ont envoyé des ondes positives.
Les membres de pokerclub.be, les wameurs, et de tous les autres forums…
Toute ma famille et amis
La Belgique




mardi 2 septembre 2008

J-1 avant le PPT à Cannes : Optimisme au rdv!

J-1 avant le PPT à Cannes , il est temps de me remettre de mes émotions de Las Vegas et de se concentrer pour la poursuite de la saison, qui sera chargée en tournois sur le circuit EPT, en majorité.

Comme vous le savez, j’ai eu le grand bonheur de décrocher un bracelet aux World Series of Poker à Las Vegas.

Ce bracelet va certainement changer mon image à la table, avec, sans doute, plus de respect de la part de mes adversaires. Je ne sais pas si cela est positif car j’aurais préféré rester anonyme à la table et ne pas éclairer mes adversaires sur mes compétences. J’aurais aimé, tout comme dans le passé, donner l'impression d'être un joueur amateur pouvant passer en mode 'tilt" à tout moment. Néanmoins, ce respect à la table va me donner une certaine crédibilité profitable lors de coups cruciaux.

Ce bracelet va me donner la confiance nécessaire pour jouer de manière décontractée, sans crainte de faire des erreurs, et d’éviter de faire l'erreur de m’endormir sur mes lauriers. Le poker évolue constamment, il faut se remettre en question sans cesse, et continuer à apprendre et travailler.
Je dois certes profiter de cet état de grâce sans toutefois tomber dans un surcroît de confiance, qui est un des défauts de beaucoup de joueurs.

Ce bracelet me retire une certaine pression, celle de la recherche d'un premier titre dans un tournoi majeur du circuit international, la crainte de courir après un titre tout le long de sa carrière. Mes rêves se sont réalisés et mon ambition dorénavant sera de bâtir un beau palmarès!

L'aspect financier dû à ma victoire me permettra de m’offrir le luxe de pouvoir suivre une stratégie que j'adoptais 'online', inspirée par beaucoup de joueurs pros online, qui consiste à toujours jouer pour gagner, le 'play to win'! Cela permet de profiter du fait que les joueurs serrent leur jeu à l'approche de la bulle ou encore à différent paliers des prix, pour prendre plus de risques, et voler beaucoup plus de coups.

Le Partouche Poker Tour à Cannes m'attend dans quelques jours, tournoi à gros buy in avec un nombre de joueurs pas excessif.
Beaucoup de joueurs pro seront au rendez-vous, mais aussi d'autres amateurs qualifiés à travers les satellites dans les casinos Partouche.
Je vais vraiment essayer de bien démarrer le tournoi, car je sens qu'il risque d'y avoir un grand nombre de donations dans la deuxième partie du tournoi.

Second rendez-vous l'EPT Barcelone. Enterré mon souvenir de la 11ième place de l'année passée, aux confins de la table finale. Je me suis toujours senti en confiance dans cette ville où il y règne une atmosphère conviviale.

Optimisme au rendez-vous!

Kitbul

mardi 19 août 2008

Event #38 – 2000$ PL Holdem – 605 joueurs - Heads up

Heads up : l’heure de vérité

Je suis un grand amateur des sitngo heads up en ligne, j’en ai joué énormément durant les 2 dernières années. Il était l’heure de mettre en pratique mon travail en ligne. Un combat psychologique allait se dérouler avec un adversaire expérimenté qui a aussi très envie de ce bracelet. Chris Bell est un joueur très solide qui ne ‘gaspille’ pas ces jetons inutilement, 4ième table finale WSOP si proche de son premier bracelet, je savais qu’il n’allait pas lacher. Fallait l’avoir à l’usure.

J’avais comme stratégie de jouer beaucoup en position, j’ai donc décidé de limper au bouton à chaque tour sans même regarder mes cartes, avec comme intention de voir des flops gratuit en position et de rester illisible quel que soit le flop, ; je pouvais aussi bien avoir 2 et 7 comme qu’une paire d’As.

Chipcount

Bell: 1.447.000
Kitai: 996.000

Le début du heads up fut en à son avantage, ma stratégie ne portait pas ses fruits. Je savais que cette stratégie allait marcher, je devais juste éviter les bluffs et ‘value beter’ mes mains au maximum.

Bell: 1.908.000
Kitai: 535.000

…Avant ce coup

  • Sun Jun 22 2008 19:02



Hand #152 - Kitai


Board = {7-Diamonds}{A-Diamonds}{7-Hearts}{A-Clubs}

Davidi Kitai mise 85,000 et Chris Bell paye.

River = {8-Spades}

Kitai checke, Bell mise 200,000.

Un gros pot est en train de se former.

Kitai n'a plus que 400,000 jetons dans son tapis. S'il souhaite payer, cela lui coûtera la moitié de son tapis.

Il paye

Les supporters français exprimèrent alors leur joie quand l'annonceur indique que Kitai remporte la main avec une hauteur roi.

La partie continue...


Sous les conseils précieux de Ludovic Lacay, avec des blinds plus élevés, je décide d’arrêter de limper au bouton et d’attaquer maintenant au bouton sa blind et de faire un continuation bet sur chaque flop.

Son conseil a porté ses fruits ; je misais 125 000 avant le flop et 150 000 au flop à chaque fois que j’étais au bouton et il finissait toujours par passer.

Une exception tout de même sur ce coup où j’ai décidé de miser 125 000 sur le flop et non 150 000. Petit détail qui pourrait expliquer ce gros bluff d’un joueur solide qui ne bluffe presque jamais. Je pense qu’il a cru trouver une faiblesse sur cette mise et que c’était aussi une réaction suite à mes agressions et à mon changement de rythme récent.



Hand #240 - Kitai

Chris Bell limpe au bouton, Davidi Kitai rajoute 100.000 et Bell paye.

{2-Diamonds}{3-Spades}{Q-Clubs}

Kitai attaque avec une mise à 125,000. Chris Bell à la recherche de jetons relance à 350,000.

C'est peut être le coup que tout le monde attend...

Kitai paye!

Turn = {4-Diamonds}

Kitai checke, Bell mise 500,000 et Kitai va à tapis sans aucune hésitation. Et Bell paye son tapis.

Kitai montre {Q-Diamonds}{Q-Spades}, Bell essaye de mucker sa main immédiatement, mais c'est un {K-?}{8-?}, mais il est obligé de montrer sa main .

River = {J-Clubs}

Les spectateurs sont en ébullition et bell est proche de la sortie.

Hand #241 - Bell


Bell rrelance à hauteur du pot au bouton. Kitai sur-relance à tapis et Bell paye.

Bell: {K-Hearts} {7-Hearts}
Kitai: {A-Spades} {4-Hearts}

Board: {6-Clubs} {7-Spades} {10-Clubs} {8-Diamonds} {4-Spades}

Bell reste dans le coup avec plus de 500,000.

Hand #254 - Bell

Davidi Kitai relance à 150,000 preflop, Chris Bell pousse son tapis et Kitai paye.

Bell = {J-Spades}{J-Diamonds}

Kitai = {J-Clubs}{7-Spades}

Flop = {10-Hearts}{4-Spades}{6-Spades}

Turn = {4-Hearts}

Le Belge est drawing dead

River = {7-Diamonds}

Bell double
  • Jun 22 2008 22:33
Hand #266 - Kitai

Davidi Kitai mise 80,000 sur une turn {6-Diamonds}{10-Spades}{4-Clubs}{3-Clubs}.

Chris Bell paye.

River = {10-Diamonds}

Bell checke, Kitai mise 280,000.

Kitai se cache sous sa capuche et attend que son adversaire prenne sa décision.

Après quelques minutes de réflexion, Bell paye.

Katai retourne les nuts avec {5-?}{2-?}.



Leaning towards a call

Sur ce coup, je savais qu’il ne pouvait pas mettre sur un 10 ayant checké le flop. Donc, j’ai pu miser le plus gros montant possible à la rivière càd à hauteur du pot en sachant qu’en réflechissant, il n’allait pas pouvoir m’imaginer avec un 10 et qu’il allait donc me payer.

Et le coup fatal, l’heure de la délibération !

Hand #287 - Chris Bell Eliminé à la Seconde Place ($155,806)

Bell relance, Kitai sur relance à 220,000 , le mettant à tapis.
Bell paye .

Bell: {A-Spades} {J-Spades}
Kitai: {A-Diamonds} {Q-Spades}

Board: {3-Clubs} {7-Clubs} {6-Diamonds} {10-Hearts} {4-Spades}

L'event 38 a trouvé son vainqueur


Grand moment d’émotion ! Je l’ai fait ! C’est la consécration d’un long travail d’apprentissage et de perfectionnement et de multiples désillusions ! Le Poker n’est pas une science exacte ! Les cartes ont été de mon côté le temps d’un tournoi !

Le rêve se réalise, je vois cette victoire comme une étape en espérant revivre très vite des grands moments de ce genre.

Comme m’a dit Arnaud Mattern, ayant déjà gagné un titre à l’EPT Prague : « ton titre on ne pourra jamais te l’enlever »

lundi 28 juillet 2008

Event #38 – 2000$ PL Holdem – 605 joueurs - Table Finale

Table finale : Le Moment de vérité

Jan von Halle: 485,000
Lee Watkinson: 357,000
Robert Cheung: 352,000
Ayaz Mahmood: 314,000
Chris Bell: 260,000
Keith Greer: 258,000
David Kitai: 214,000
Michael Greco: 120,000
Ben Roberts: 82,000

Je ne sentais vraiment pas de pression, mon objectif avait été atteint ! On a avait joué longtemps à 10 joueurs la veille, j’ai eu l’occasion d’analyser plus ou moins le type de jeu de mes adversaires. Robert Cheung et Lee Watkison étaient capable de moves imprévisibles, les autres étaient plutôt du type Tight/Agressive...

Ma statégie était simple, jouer très prudent au début en attendant que le ménage se fasse un peu, et puis short stack en short handed, tenter ma chance pour doubler, et si cette occasion se présente, commencer à développer mon jeu en jouant plus agressivement.

Hand #24 - Greco éliminé à la 9ème place ($22,573)

Michael Greco relance à 40,000, Bell sur-relance à 100.000. De retour à Greco qui pousse tout son tapis. Bell paye!

Bell = {A-Clubs}{A-Diamonds}

Greco = {K-Hearts}{K-Diamonds}

Board = {10-Spades}{7-Clubs}{5-Diamonds}

Turn = {10-Clubs}
River {8-Spades}

Greco finit 9ème

Hand #29 - Ben Roberts éliminé à la 8ème place ($30,831)

Robert Cheung relance à 39.000, et Ben Roberts va à tapis pour 52.000 de plus. Il est payé

Roberts {7-Hearts}{7-Spades}
Cheung {K-Diamonds}{J-Diamonds}.


Flop = {5-Spades}{8-Clubs}{5-Hearts}


Turn = {J-Clubs}

"Ouh" s'exclame le public


River = {2-Spades}

Roberts sort de la table finale.

Sun Jun 22 2008 15:25 PST

Davidi Kitai short stack

Davidi Kitai est le short stack de la table avec 206.000 jetons.

Hand #42 - Kitai


Watkinson relance à 55,000 au bouton -- et en small blinde, Kitai fait tapis pour un total de 181.000.

Après une bref réflexion, Watkinson montre un as et passe.

• Sun Jun 22 2008 16:18

Hand #57 - Ayaz Mahmood éliminé à la septième place ($39,089)

Ayaz Mahmood et Chris Bell voient un flop {3-Clubs}{J-Hearts}{Q-Diamonds}.

Mahmood pousse son tapis pour 69,000 et Bell paye instantanément.

Mahmood = {J-Clubs}{9-Hearts}

Bell = {Q-Clubs}{4-Spades}

Turn = {6-Spades}

River = {K-Hearts}

Le France et la Belgique réunis

Il joue peut être sous les couleurs de la Belgique, mais de nombreux spectateurs français sont venus le soutenir.



Hand #50 - Kitai
Cheung relance à 57,000, et Kitai va à tapis pour 201,000. Tout le monde se couche et Kitai prend ce pot.

• Sun Jun 22 2008

Hand #61 - Robert Cheung éliminé à la cinquième place ($50,100)

Bell met 60,000 et Cheung relance à hauteur du pot pour 210.000. Belle réfléchit et relance. Cheung paye avec ses derniers 39.000 jetons.

Cheung: {9-Spades} {9-Diamonds}
Bell: {A-Clubs} {K-Diamonds}

Board: {5-Diamonds} {Q-Hearts} {7-Diamonds} {10-Hearts} {J-Spades}

Robert Cheung prend la direction de la sortie.

Sun Jun 22 2008 16:34 PST | Publié par snoopy1239

Hand #66 - Kitai

Une nouvelle bataille de blindes. Cette fois-ci entre Watkinson et Kitai. Watkinson limpe et Kitai mise 60.000, Watkinson paye.

{4-Hearts}{7-Spades}{3-Diamonds}

Watkinson mise le pot et Kitai va à tapis. Watkinson paye!

Watkinson {K-Diamonds}{6-Clubs}
Kitai = {7-Diamonds}{5-Clubs}

Les supporters Français et Belges appelle un "6" et la turn donne un...{6-Spades}

River = {A-Diamonds}

Des "Allez!" sortent des tribunes.



Hand #75 - Kitai

Davidi Kitai relance à 70,000 preflop. Jan von Halle paye.

{10-Diamonds}{3-Hearts}{K-Clubs}

Les deux joueurs checkent

Turn = {4-Diamonds}

Jan von Halle attaque à 60,000.

Kitai compte ses jetons et paye.

River = {K-Diamonds}

Jan von Halle checke, mais Kitai décide d'attaquer la river avec une mise de 100.000 jetons.

Jan von Halle réfléchit - pense-t-il que Kitai bluffe?...

Il paye!

Cependant, Kitai montre {A-Diamonds}{J-Diamonds} pour une couleur à la river et il prend un gros pot. Des applaudissements sortent des tribunes.



Main #99 - Jan von Halle éliminé à la quatrième place (77,077$)

Kitai relance à 75,000 du bouton, et la big blind, von Halle, paie. Les joueurs se retrouvent, une fois de plus, en tête à tête sur le flop.

Flop: {6-Spades} {A-Hearts} {7-Diamonds} -- check, check.

Turn: {Q-Diamonds}

Von Halle mise à hauteur du pot, 162,000 -- et Kitai annonce all in. Call!

Kitai: {A-Diamonds} {4-Hearts}
Von Halle: {Q-Spades} {10-Diamonds}

River: {8-Diamonds}

Et Jan von Halle achève son tournoi au pied du podium.

Hand #100 - Keith Greer éliminé à la troisième place ($94,695)

Chris Bell décide de relancer à 80,000, mais Keith Greer en décide autrement, en relançant à 264,000.

L'action revient alors sur Bell. Il y a 184.000 pour suivre.

Bell rsur-relance et Greer paye!

Greer = {J-Diamonds}{J-Clubs}
Bell = {Q-Hearts}{Q-Diamonds}

Board = {8-Spades}{9-Diamonds}{K-Spades}

Aucune aide pour Greer

Turn = {3-Diamonds}

River = {3-Hearts}

Le public est en ébullition et Chris Bell sort Greer à la troisième place.

Event #38 – 2000$ PL Holdem – 605 joueurs - Day 2

Commentaires et explications de mes pensées lors du tournoi illustrés par le coverage live de pokernews.fr.

Michael Binger, joueur reconnu et par ailleurs gros chip leader, se retrouve à ma droite ! C’est mieux qu’il soit à ma droite plutôt qu’à ma gauche, mais j’avoue que j’aurai préféré le voir à une autre table.

Je commence très mal la journée, en me faisant relancer chaque fois que je rentre dans un coup... et en perdant 2 gros coups...

• Sat Jun 21 2008 15:14 PST | Publié par julienroman pokernews.fr

Davidi Kitai perd une bataille de blindes

Davidi Kitai est en grosse blinde avec A8 et Michael Binger avec 95 est en petite blinde. Le flop donne 992 et les deux joueurs checkent. La turn offre un as, et cela suffit à Davidi Kitai pour perdre un gros pot.


Il est néanmoins au dessus de la moyenne avec 65.000 jetons.

• Sat Jun 21 2008 15:39 PST | Publié par julienroman pokernews.fr :

Davidi Kitai passe à 42.000

Davidi Kitai: "Ca se transforme en tragédie. Il serait temps que je gagne une main, mais je suis pris en sandwich par les deux chip leaders de la table. Je viens de perdre un coup avec 77 contre 99. Je touche ma quinte et mon adversaire touche son full..."

Je ne désespère pas, je sais qu’il reste près de 30 joueurs et qu’un seul coup me suffirait à revenir à mon tapis de départ de la journée et me retrouver ainsi avec un tapis confortable pour atteindre cette table finale que j’ attends tellement.

Début de day2 tragique comme le témoigne Shane Schleger aka Shaniac (joueur réputé online et en live) sur son blog :

The eventual winner, a player from Belgium named David Kitai, started at my same table on day two and had one of the worst imaginable beginnings to a day two. He entered a handful of pots and lost them all, constantly draining chips. There was a limped pot where I almost wound up setting him allin from the SB with second-pair, and he told me he'd let me know after the tournament what he had (he hasn't yet). As he dragged the pot, he looked visibly shaken and distressed as he acknowledged the fact that it was the first pot he had won.

Sat Jun 21 2008 17:43 PST | Publié par julienroman

David Kitai remonte à la surface

David Kitai pointe à 100.000 jetons. Il a remporté une bataille de blindes contre Michael Binger sur un board jack high. Kitai avait AJ et Binger JQ.


• Sat Jun 21 2008 18:07 PST | Publié par julienroman


Davidi Kitai élimine un joueur


Davidi Kitai relance à 10.500 et un short stack va à tapis pour 5.000 de plus. Davidi paye évidemment et retourne Kh Kc alors son adversaire montre Ac Kd. Le board est effrayant mais la paire de rois de Davidi tient jusqu'au bout pour lui permettre de rajouter 15.000 jetons à son tapis déjà conséquent.


Il pointe maintenant à 115.000 de tapis.

Puis arrive un coup très important alors qu’il reste moins de 15 joueurs:

Tout le monde fold jusqu’au bouton où se trouve un joueur ‘online’ qui était à ma table pendant toute la première journée. Il limpe (il paie donc juste le blind), je le mets sur un large éventail de mains, sachant que s’il a une main forte ou un as il aurait raisé, je décide de juste payer avec Q10 et le BB check, le flop arrive :

Flop Qh Jx 7h : Je check, le BB check et le Bouton mise le pot. Je me sens gagnant sans en être sûr ; j’ai peur de QJ ou de QK ou qu’il soit sur un tirage énorme (suite ou/et couleur) et qu’au quel cas, si je relance, il puisse me surrelancer de mon tapis et me mettre ainsi face à un rude dilemne. Je décide donc juste de payer.

Tournant Ax : Je check à nouveau, il mise à la hauteur du pot soit 50 000 jetons en laissant que 20 000 jetons derrière lui. Je possède quant à moi 90 000 jetons, autant dire que c’est une décision cruciale pour atteindre cette table finale tant attendue.

Je ne le vois pas sur l’As, n’ayant pas relancé avant le flop. A-t’il touché son tirage suite avec 10-K ? Non, il n’aurait pas miser aussi fort. Peut-il avoir QK ? Pas impossible, c’est en effet la seule main qui me fait peur, mais je l’aurai malgré tout soupçonné de relancer avant le flop avec cette main. Je décide donc d’envoyer tapis et je découvre à ma plus grande joie qu’il détient Q9 en main !

Au pied de la table finale...

Nous sommes plus que 10 joueurs, 1 joueur doit tomber pour enfin accéder à ma première table finale WSOP qui aura lieu le lendemain après une nuit de sommeil.

Seat 1: David Kitai -- 125,000
Seat 2: Ben Roberts -- 105,000
Seat 3: Ayaz Mahmood -- 360,000
Seat 4: Michael Greco -- 180,000
Seat 5: Chris Bell -- 400,000
Seat 6: Jan Von Halle -- 475,000
Seat 7: Benjamin Zamani -- 185,000
Seat 8: Robert Cheung -- 330,000
Seat 9: Kevin Greer -- 65,000
Seat 10: Lee Watkinson -- 100,000

On attend tous l’élimination du petit tapis, Kevin Greer, seul amateur des joueurs restants, avec impatience mais ce dernier attend une très belle main avant d’aller au tapis, ce qui retarde son élimination et par ailleurs me coûte beaucoup en blinds.

Enfin le coup arrive : Benjamin Zamani relance UTG à 20000, Robert Cheung sur-relance à 45000 et Kevin Greer pousse enfin tapis avec 60000, Ayaz Mahmood paie derriere Zamani complète et Cheung, après 2 minutes de reflexion, sur-sur- relance allin ! Sick ! !!

Ayaz passe KK, Zamani passe aussi, et Cheung montre KQ’d face à la paire de dames de Kevin Greer qui double miraculeusement.

Horrible !!!! Je deviens le plus petit tapis surtout quand tout le monde décide de passer sur le Big Blind de Zamani, mon concurrent short stack. MALEDICTION, je sens que ma première table finale est en train de me passer sous le nez.

Le miracle du ‘pokergod’ : Je touche AQ UTG. N’ayant que 4 Big Blind, je décide d’envoyer le reste de mes jetons, payé par l’autre short stack Zamani qui possède que 2000 misérables jetons de plus que moi. Il dévoile 1010. La Q au flop tient jusqu‘à la rivière !

Le coup suivant je suis au BB avec K10, le petit tapis avec 2000 jetons fold, et Lee Watkinson relance mon blind. Je sais qu’il est obligé de tenter de me le voler étant donné que nous sommes à la porte de la table finale surtout en ayant vu mon comportement ‘prudent’ à l’approche de celle-ci. Je décide donc de payer. Flop K 7’s 4’s, Watkinson mise très fort genre 75 000 sur mes 120 000 restants. Il peut être sur un gros tirage au quel cas je ne voudrais pas risquer à ce moment-là de me faire éliminer. J’avais constater dans le jeu de Lee Watkinson qu’il faisait souvent semblant de se commiter dans le coup, alors qu’il passait si on le sur-relançait ; j’avais donc un bel espoir qu’il passe ! Je pousse Allin et il passe.

J’atteins donc ma première table finale avec un tapis tout à fait correct qui peut me donner un espoir de réaliser un rêve, remporter ce bracelet dont tout le monde parle !

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